👶 Naissance
, 18 juin 1896 à Montchauvet,78790,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,
@S2620@
⛪ Baptême
, 21 novembre 1897 à Montchauvet,78790,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,
💑 Mariage
, 17 février 1921 à Montchauvet,78790,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,
@S2936@
🏠 Résidence
à Montchauvet,78790,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,
@S2581@
📅 Dépôt de décision
, 1 mars 1917 à Béziers,34500,Hérault,Occitanie,FRANCE,
@S2870@
📅 Évacuation
, 11 août 1916 à Revigny-sur-Ornain,55800,Meuse,Grand Est,FRANCE,
@S2870@
📅 Incorporation
, 12 avril 1915
passé à la 34ème compagnie en renfort le 29 novembre 1915.
Passé au 96ème régiment d'infanterie le 16 mai 1916, évacué blessé le 3 aout 1916, rentré au dépot le 2 mars 1917.
Proposé pour la réforme N°1 avec gratification 7ème catégorie par la commission de réforme de Montpellier du 3 aout 1917 pour séquelle traumatisme crano cérébral (éclat d'obus).
Admis à la réforme N°1 avec gratification par décision ministérielle du 19 décembre 1917 N° 5283 I3/SEP, notifier le 17 janvier 1918, rayé des controles le 17 janvier 1918, se retire à Montchauvet (Seine et Oise).
Réforme définitive acquise et proposé pour une pension temporaire d'invalidité 20%. Décision de la commission spéciale de réforme de Versailles du 29 avril 1921. Pour brèche osseuse cranienne complète , région occipitale supérieure droite, impulsive, pulsatile de forme circulaire de la dimension d'une pièce de 1F avec céphalées et vertiges. Suite de fracture du crane par éclat d'obus le 2 aout 1916 et réparation. Pour mémoire cicatrice efesse gauche. Admis à une pension de 480F par arrété ministériel du 26 novembre 1920
@S2581@
📅 Bon pour le service armé
, 12 avril 1915 à Fontainebleau,77300,Seine-et-Marne,Île-de-France,FRANCE,
@S2870@
📅 Départ pour le front
, 15 mai 1916 à Vailly-sur-Aisne,02370,Aisne,Hauts-de-France,FRANCE,
@S2870@
📅 Événement
, 16 mai 1916 à Braisnes,60113,Oise,Hauts-de-France,FRANCE,
Passe au 96ème régiment d'infanterie
📋 Recensement
, 1901 à Montchauvet,78790,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,rue de dreux
📋 Recensement
, 1901 à Montchauvet,78790,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,
📋 Recensement
, 1906 à Montchauvet,78790,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,
📋 Recensement
, 1911 à Montchauvet,78790,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,77 rue de Dreux
📋 Recensement
, 1916 à Montchauvet,78790,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,
@S2581@
📋 Recensement
, 1916
@S2870@
📋 Recensement
, 1921 à Montchauvet,78790,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,10 place de l'église
🏠 Résidence
, 1931 à Mantes-la-Jolie,78200,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,5 rue des abattoirs
📅 Travel
, 1974 à Ajaccio,2A004,Corse-du-Sud,Corse,FRANCE,
📅 Alive
, 1975 à Mantes-la-Jolie,78200,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,5 rue des abattoirs
📅 Passage à l'attaque
, 2 août 1916 à Verdun,55100,Meuse,Grand Est,FRANCE,
@S2870@
📅 Événement
, 2 mars 1917
Rentré au dépot
@S2487@
📅 Cantonnement
, 22 juillet 1915 à Fontvannes,10190,Aube,Grand Est,FRANCE,
@S2870@
📅 Alive
, 22 octobre 1916 à Montchauvet,78790,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,
@S3077@
📅 Cantonnement
, 25 juin 1915 à Neuville-sur-Vannes,10190,Aube,Grand Est,FRANCE,
@S2870@
📅 Citation
, 26 avril 1919 à Béziers,34500,Hérault,Occitanie,FRANCE,
Le soldat BOURGEOIS Raymond est courageux et discipliné. Bléssé grièvement à la tête en prenant son poste dans la position de départ le 2 août 1916 à Thiaumont.
@S2870@
🏠 Résidence
, 27 février 1921 à Montchauvet,78790,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,Le Village
📅 Événement
, 3 août 1916
Evaqué blessé
📅 Attaque
, 3 août 1916 à Verdun,55100,Meuse,Grand Est,FRANCE,
@S2870@
📅 Conseil de Révision
, 30 janvier 1915
@S2870@
📅 Retour à la maison
, 6 août 1917
@S2870@
📅 Family meeting
, 6 juillet 1950 à Mantes-la-Jolie,78200,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,5 rue des abattoirs
📅 Vacances
, août 1956 à Pont-de-L'Arche,27340,Eure,Normandie,FRANCE,
📅 Formation de mitrailleur
, entre 1 mai 1916 et 15 mai 1916
@S2870@
📅 Permission
, entre 11 juin 1916 et 18 juin 1916
@S2870@
📅 Exode
, entre 11 juin 1940 et 12 juin 1940 à Berchères-sur-Vesgre,28560,Eure-et-Loir,Centre-Val de Loire,FRANCE,La ville l'Évêque
MARDI 11 JUIN 1940.
Les nouvelles n'étant guère rassurantes, nous décidons de partir vers le sud pour une destination...inconnue. Départ de Montchauvet, le matin à 9 heures. Nous prenons d'abord , par des petites routes, la direction de La Ville l'évêque, où nous avons des cousins cultivateurs, la famille Voisin. Nous passons là notre journée, dans l'attente... alors que nos hôtes, eux aussi, font leurs préparatifs pour partir.
MERCREDI 12 JUIN 1940.
Pour essayer d'avoir quelques nouvelles, nous descendons en vélo vers la vallée à Berchères-sur-vesgre. Sur la route, le défilé habituel de réfugiés. Et , au milieu du village, un groupe, inhabituel celui-là .Il y a là, à l'arrêt, un groupe d'énormes chars, des tanks de 35 tonnes comme je n'en ai encore jamais vus, surtout
d'aussi près. Des soldats viennent d'en prendre livraison à l'usine qui les fabrique , sans même que la préparation et les essais soient effectués. Mais il y a urgence, semble-t-il, et ils doivent rapidement remonter vers le nord à la rencontre del'armée allemande qui serait maintenant arrivée aux abords de la vallée de la Seine, vers Vernon, à moins de 50 kilomètres.
Dans la soirée, vers 19 heures, les bruits de canonnade, jusqu'alors épisodiques, deviennent continus et de moins en moins lointains . Un communiqué de la radio, pourtant avare de renseignements, annonce que des troupes allemandes ont franchi la Seine et se dirigeraient vers Pacy-sur-Eure et Evreux . La situation devient critique .Malgré la pluie , qui n'a guère cessé de toute la journée, nous décidons de partir sans délai. Il est 20 heures 30.
📅 Exode
, entre 12 juin 1940 et 13 juin 1940 à Aunay-sous-Auneau,28700,Eure-et-Loir,Centre-Val de Loire,FRANCE,nelu
JEUDI 13 JUIN 1940.
Voyage abominable, surtout pour les 2 cyclistes, dans les plus mauvaises conditions possibles, sous la pluie et dans la nuit avec une visibilité presque nulle. De plus, comme nous nous trouvons maintenant tout près de la ligue de front, nous rencontrons des difficultés supplémentaires et imprévues : un passage à niveau avec barrières fermées et cadenassées ; sur la route, des chicanes et des barrages gardés par des sentinelles qui nous arrêtent, demandent nos papiers et nous emmènent jusqu’àleur poste pour vérification d'identité à Tacoigniéres. Après ces péripéties, nous nous retrouvons à 3 heures du matin à Gambais. Recrus de fatigue, nous nous arrêtons sur une place du village, pour essayer de prendre un peu de repos. Mais pas lemoindre abri. Dans le froid et 1'humidité, nous devons nous contenter, Gilbert et moi, de nous allonger sur... le marchepied de la voiture.
Dès 1'aube, vers 5 à 6 heures, il nous faut repartir en direction de Rambouillet. Nous passons à Coigny, Epernon puis Auneau. Là, au cours d'un petit arrêt vers midi, pour un maigre repas, une alerte aérienne est sonnée. On entend bientôt un sérieux bombardement dans la direction de Chartres que nous avons évité. Dès la sortie d'Auneau, sur la grande route, il y a un embouteillage monstre avec un nombre incalculable de réfugiés arrivant de tous côtés. Nous passons plusieurs heures dans cettecohue avançant au pas. Pour essayer de sortir de là, nous prenons le premier petit chemin qui se présente. Nous retrouvons enfin un peu de calme, une campagne presque déserte et arrivons en fin d'après-midi dans un petit hameau, à Nelu (Eure-et-Loir).
Après avoir erré un moment dans la campagne, nous avons la chance de tomber sur une petite ferme où gentiment, on nous offre non seulement un toit pour passer la nuit, mais de partager la table, pour le souper. C'est une nuit dans une grange , couchés dans la paille , nettement meilleure que la précédente .
Au milieu de la nuit, nous sommes réveillés en sursaut. A côté, dans la cour de la ferme, des bruits semblables à des bruits de bottes ferrées martelant le sol...Nous devinons déjà la présence de soldats allemands bottés et casqués. Mais non, ce n'est pas encore pour cette nuit ; ce n'était qu'un cheval en liberté ....
📅 Exode
, entre 13 juin 1940 et 14 juin 1940 à Saint-Hilaire-la-Gravelle,41160,Loir-et-Cher,Centre-Val de Loire,FRANCE,
VENDREDI 14 JUIN 1940 .
Dès la première heure , le matin , nous quittons Nelu , pour partir en direction de Chateaudun, par les petits chemins afin d'éviter les mitraillages. Arrivés à Chateaudun, nous retrouvons une population de soldats et de civils fuyant en longs convois. Le moral n'est pas vraiment au beau fixe. Là-dessus, surviennent 2 alertes successives, qui nous obligent à aller nous réfugier dans des abris, au bord du Loir, sous une épaisse muraille. Un autre souci, maintenant: la panne d'essence. Il nousfaut, d'après les derniers renseignements ,d'abord aller chercher un bon à la mairie.Puis mon père doit aller faire la queue pendant tout l’après-midi pour avoir enfin 10 litres d'essence .
Aussitôt nous devons nous replonger dans la cohue générale qui reflue vers le Sud...Un avion italien commence à mitrailler la foule. (L’Italie nous aurait aussi déclaré la guerre) Mais l'avion est abattu rapidement .La nuit approchant, il nous fautessayer de trouver un gîte pour la nuit. Nous quittons la grande route pour les petits chemins qui nous emmènent sur St filaire la Gravelle. Nous cherchons longtemps dans le village à moitié désert, pour trouver finalement, dans la mairie même, àla fois de quoi nous sustenter et un toit qui nous permettra de dormir dans la paille en compagnie d'autres réfugiés.
📅 Exode
, entre 14 juin 1940 et 25 juin 1940 à Saint-Georges-sur-Cher,41400,Loir-et-Cher,Centre-Val de Loire,FRANCE,la Chaise
SAMEDI 15 JUIN 1940 .
Au réveil, de généreux bénévoles nous permettent de déjeuner convenablement et d'emporter quelques vivres, œufs, fromage...Nous devons repartir et quitter nos chemins de terre qui ne mènent à rien.Nous retrouvons alors la route de Vendôme avecévidemment, son flot ininterrompu de réfugiés. Nous arrivons péniblement jusqu'à Vendôme. L'embouteillage s'accroit dans la traversée de cette petite ville qui nous demande plusieurs heures. Nous continuons tant bien que mal vers Chateaurenault. Dès que nous le pouvons, nous bifurquons par une petite route qui nous mène au village de Saunay où nous déjeunons tranquillement et frugalement sous des pommiers. Puis nous repartons toujours par nos petits chemins vers Autrèche où nous retrouvonsla route vers Amboise et la Loire.
Au bout de quelques kilomètres, l'allure se réduit de plus en plus.
Bientôt , il n'est plus possible d'avancer .Une file de voitures et autres véhicules est bloquée là à une dizaine de kilomètres du pont d’Amboise.Un rustique chemin de terre nous permet de quitter cette route et de nous rapprocher des bords de la Loire. Nous longeons donc le fleuve en allant vers l'amont en direction de Chaumont-sur- Loire pour tenter notre chance par le pont sur une route moins fréquentée.Nous arrivons presque au pied du pont , évidemment tout encombré de véhicules de toutes sortes, de charrettes de réfugiés .Avant de réussir à nous engager dans ce flot, nous voyons au pied des piles du pont, des soldats du génie préparant le minage de ce beau pont tout neuf. Sous une chaleur écrasante, nous réussissons à passer. Immédiatement après, nous nous trouvons face à une côte sévère qu'il nous faut gravir péniblement à vélo, dans une véritable fournaise. Puis, nous reprenons une petite route vers Vallières et Chissay, près de Montrichard.Nous franchissons le Cherpar le pont de Chissay et continuons par une petite route vers Saint-Georges-sur-Cher puis La Chaise .Nous voilà relativement plus tranquilles, avec deux fleuves derrière nous .Nous pouvons faire une halte et chercher un gîte pour la nuit . Nous avons la chance de trouver là une petite maison plus ou moins désaffectée, vide, où nous pouvons coucher sur de la paille.
DIMANCHE 16 1940 .
Des bruits les plus divers circulent dans le village, à défaut de nouvelles officielles. Il est question de la capitulation de l'armée française ce qui n’a rien de surprenant après ce qu’on a pu voir .On parle aussi d'arrestation d'espions allemands. Il faut dire que depuis déjà assez longtemps, il était question de 5ème colonne et autres trahisons. Le propriétaire des lieux Monsieur Robin, nous autorise à rester sur place ainsi qu'une autre famille originaire de Dreux, qui s’installe dansune autre pièce à côté de la nôtre.Un peu soulagés pour l'immédiat et à défaut de ravitaillement en essence, nous décidons d'attendre maintenant sur place la suite des évènements .
LUNDI 17 JUIN 1940 .
Il est maintenant question d'armistice. Le ravitaillement devient de plus en plus difficile . Nous passons tout notre temps à faire la queue au bourg, une centaine de personnes à chaque boulanger.Entre-temps , un avion italien qui passe vient mitrailler des convois à côté, près de Montrichard .Sans aucune nouvelle , sans essence pour la voiture, nous ne pouvons que rester bloqués là, à attendre.
MARDI 18 JUIN 1940
Dès le matin , toujours en quête de nouvelles, Gilbert et moi accompagnés par le fils de notre propriétaire décidons de descendre à vélo jusqu'au Cher et Montrichard.Là, sur le champ de foire, un convoi de camions militaires a été complètement détruit . Seules restent des carcasses calcinées. La plupart des maisons ont été abandonnées après le bombardement. Pas question non plus de trouver la moindre goutte d’essence. Quelques courageux qui sont restés et ont pu entendre la T.S.F nous donnent les dernières nouvelles.Les Allemands seraient à Orleans, à Dijon, au sud d'Autun et sur le Doubs.
MERCREDI 19 JUIN 1940 .
Ce matin , nous entendons nettement une canonnade.Les Allemands arrivant sur les bords de Loire, nous serions tentés de repartir vers le sud , mais pas question avec le manque d'essence.On apprend que le pont tout proche de Chissay sur le Cher estmine. L'électricité est maintenant coupée.Toujours pas de nouvelles sur l'armistice.
JEUDI 20 JUIN 1940 .
Nous passons une longue nuit d'attente, sans sommeil , entrecoupée d'explosions de plus en plus proches .Le pont de Chissay a dû sauter.La canonnade est sur le Cher .Les obus sifflent maintenant au-dessus de nos têtes. Le canon claque sans arrêt dans la vallée. Depuis le matin, une grosse pièce d'artillerie française (du 105) est installée derrière nous sur les hauteurs d'Epeigné et ses obus passent au-dessus en sifflant.On se retrouve en première ligne, sur le front.Un détachement de troupes, du 8ème zouaves, passe à côté, en renfort pour empêcher l’ennemi de traverser le fleuve.Mais vers 15 heures, les sénégalais qui défendaient Montrichard ayant cédés, le 8ème zouave doit lui aussi se replíer. De tous côtés, le canon gronde pourcouvrir la retraite. Vers 15h30, tout à coup, tout s'arrète. C'est le silence complet.
Toute résistance semblant avoir cessé, nous nous attendons à voir arriver les Allemands d'un moment à l'autre.Nous apprenons bientôt qu'un armistice aurait été signé pour ce jour à 15 heures.Vers 17 heures, nous descendons à vélo jusqu'au bourg etau pont coupé. Pour la première fois, nous voyons de l'autre côté du pont, des soldats "vert de gris" du "Grand Reich" , casqués et bottés .Ils sont occupés à enterrer leurs morts .Nous ne nous attardons pas là et remontons rapidement jusqu'à notrerefuge .
VENDREDI 21 JUIN 1940 .
Les troupes allemandes qui ont réparé le pont provisoirement arrivent maintenant et défilent dans La Chaise, se dirigeant vers le sud et Loches. Après les fantassins, en tenue impeccable, c'est un défilé de camions et aussi de voitures à cheval etde soldats en vélo ou même à pied.
Nous profitons d'une accalmie pour descendre jusqu'à Montrichard
voir ce qui s'y passe . Il y a eu des dégâts assez importants .Les devantures de nombreuses boutiques ont été éventrées , puis pillées aussi bien par les Allemands que par les civils français . Les principales rues sont encombrées par des troupes qui arrivent sans cesse, accompagnant à présent d'énormes pièces d’artillerie. On ne peut s'empêcher de penser que , pour nous , il était temps que l'armistice soit signé . A peine rentrés , un gros orage éclate , la foudre tombant sur un arbre prèsde la maison
SAMEDI 22 JUIN 1940 .
Première journée d'occupation. Il faut s'occuper du ravitaillement et redescendre au bourg . Les restrictions deviennent de plus en plus sévères pour la nourriture : il faut faire la queue pendant plus de 2 heures pour réussir à obtenir 1500g de pain, l'essentiel de notre nourriture, pour 6 personnes.
Dorénavant, il faudra faire la route à pied car les vélos même , sont réquisitionnés par l'occupant .
DIMANCHE 23 JUIN 1940 .
Journée d'attente dans le calme. Parmi les nombreux allemands cantonnés dans les environs , certains semblent soucieux d’ avoir de bonnes relations avec la population occupée , tout au moins pour le moment . Ils offrent "généreusement" des cigarettes, du chocolat, des bonbons, des boîtes de conserve, toutes choses qui d'ailleurs ne leur ont pas coûté cher.Au milieu des convois allemands, on reconnaît également beaucoup de voitures militaires françaises récupérées .Mais en ce qui nous concerne, toujours pas d'essence pour envisager le retour .
LUNDI 24 JUIN 1940
En descendant au bourg , nous remarquons une petite annonce demandant un chauffeur pour ramener une voiture à Dreux . Nous allons voir les intéressés, réfugiés à quelques kilomètres de La Chaise.Avec le permis de conduire tout neuf de Gilbert, nous pouvons nous mettre d'accord, ce qui facilitera aussi notre retour en commun jusqu'à Dreux. Reste la question du ravitaillement en essence et en pain ...
MARDI 25 JUIN 1940 .
Nous décidons de prendre le départ demain matin , avec nos quelques maigres litres d'essence . Nos préparatifs pour le voyage sont assez vite faits .
📅 Route vers Revigny puis Verdun
, entre 17 juillet 1916 et 29 juillet 1916 à Verdun,55100,Meuse,Grand Est,FRANCE,
@S2870@
📅 Relevé des tranchées
, entre 18 juin 1916 et 16 juillet 1916 à Vailly-sur-Aisne,02370,Aisne,Hauts-de-France,FRANCE,
@S2870@
📅 Transfert
, entre 23 août 1916 et 17 novembre 1916 à Grenoble,38000,Isère,Auvergne-Rhône-Alpes,FRANCE,
@S2870@
📅 Exode
, entre 26 juin 1940 et 28 juin 1940 à Mantes-la-Jolie,78200,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,5 rue des abattoirs
JEUDI 27 JUIN 1940 .
Après notre dernière journée de plus de 200 kilomètres, nous repartons de bon matin de Marcilly pour revenir à Montchauvet. Après déjeuner, nous reprenons le vélo, Gilbert et moi, pour aller voir jusqu’à Mantes,à la maison. Les bruits divers les plus alarmistes avaient couru, faisant état de nombreuses destructions.Aussi sommes-nous tout heureux de retrouver un foyer à peu près intact avec seulement des portes et des fenêtres ouvertes , mais apparemment rien de disparu .Notre voisin , Monsieur Burel était déjà rentré , parmi les tout premiers.
Nous rentrons rapidement à Montchauvet et décidons de réintégrer Mantes dès le lendemain.
Souvenirs de Micheline le 30/10/2016
Nous avons couché chez la tante Emma (à gauche de la porte de Bretagne, en allant vers le cimetière)
Les chars Anglais sont passés par la porte de Bretagne avec difficulté, ils distribuaient du chocolat, des tomates et des cigarettes)
VENDREDI 28 JUIN 1940 .
Retour au point de départ avec tout notre matériel.
Très peu d'habitants sont encore rentrés. Il n'y a guère plus de dégâts dans la ville que lorsque nous sommes partis, il y a plus de 15 jours. Par contre, il n'y a plus d’eau, et nous sommes obligés d'aller en chercher avec un seau, dans un puits,rue de la Gabelle. Un boulanger et un boucher seulement sont rentrés et cela nous promet de belles queues. Beaucoup de magasins ont été pillés. Tous les ponts sur la Seine sont sautés.
Il va falloir maintenant du temps pour que tout se réorganise progressivement. Après ce périple parmi tous les dangers, les malheurs et les misères traversés, et tout en pensant aux malheureuses victimes de cette tragédie, nous ressentons quand même un peu égoïstement, un certain réconfort et le soulagement de nous retrouver tous ensemble dans un foyer à peu près intact,
ces sentiments restant sérieusement tempérés par la crainte des conséquences encore imprévisibles de la défaite et de l’occupation.
📅 Opération et convalescence
, entre 3 août 1916 et 11 août 1916 à Vadelaincourt,55220,Meuse,Grand Est,FRANCE,
Je suis installé sous une tente, étendu sur un brancard, plus mort que vif, sous une chaleur terrible, tremblant de fièvre et crevant de soif.
Enfin le soir, je passe je passe à la "radioscopie" et suis opéré immédiatement après.
Quand je me réveille dans un lit, je ne sais plus ou je suis et ce que je fais là.
@S2870@
📅 Visites médicales complémentaires
, entre 30 avril 1917 et 3 août 1917 à Montpellier,34000,Hérault,Occitanie,FRANCE,
A l'hopital N°24, je repasse des radios et l'on me trouve encore 2 éclats d'obus dans la tête.
Le 29 mai je rentre à l'hôpital N°2, le 7 juin à l'annexe du N°2 et le 25 juillet à l'hôpital N° 43
@S2870@
📅 Monté en ligne de front
, entre 30 juillet 1916 et 31 juillet 1916 à Verdun,55100,Meuse,Grand Est,FRANCE,
@S2870@
📅 Convalescence
, entre 30 novembre 1916 et 28 février 1917 à Montchauvet,78790,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,
@S2870@
📅 Cantonnement
, entre 4 décembre 1915 et mai 1916 à Oulchy-le-Château,02210,Aisne,Hauts-de-France,FRANCE,
@S2870@
📅 Exode
, entre 9 juin 1940 et 10 juin 1940 à Montchauvet,78790,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,
Souvenirs de Micheline le 30/10/2016
Des nombardements ont lieus sur Mantes, nous allions nous abrité dans des caves de la rue du Docteur Bihorel car elles étaient plus profondes
Elle a perdu un chausson à ce moment la.
DIMANCHE 9 JUIN 1940.
Après la journée éprouvante de samedi, dès 5 heures du matin, de nouveaux bombardements ont abrégé la nuit. Cette fois, comme les voisins du quartier, nous décidons de partir. Avant tout, quitter ces lieux qui deviennent un enfer, d'autant plus qu'il semble que les armées ennemies se rapprochent rapidement. Heureusement, nous avons tout de même la chance de disposer d'une voiture, presque un luxe à l'époque en 1940, pas des plus modernes, certes, Citroën B14 datant d’avant 1930. Où aller? Nous n'avons guère le temps d'y réfléchir. Mais tout de suite, nous pensons descendre rejoindre notre campagne de Montchauvet, où nous possédons toujours un grand terrain où nous venons encore cultiver les gros légumes, pommes de terre, haricots, etc...Il y a également un minuscule abri mais sans possibilité de logement.
Nous entassons donc rapidement le strict minimum et indispensable dans la voiture avec quelques couvertures et, pour couronner le tout, un matelas sur le toit de la voiture, le tout pour les 6 personnes. Et c'est le départ, avec les parents et lesdeux filles dans la voiture, et Gilbert et moi sur notre vélo. Nous allons donc directement à Montchauvet qui n'est qu'à une quinzaine de kilomètres de Mantes. Là, nous trouvons pour nous héberger très provisoirement, une des rares maisons non occupées déjà par des réfugiés, la maison de campagne de Monsieur Thiault. Berthe avit fait une omelette dans la cheminée, elle sentait la fumée...
LUNDI 10 JUIN 1940.
Nous passons la journée un peu au calme, tout en entendant des bruits de bombardements dans le lointain, vers Mantes ou Dreux. Dans l'après-midi, nous décidons, Gilbert et moi, d'aller faire une petite reconnaissance en vélo, jusqu'à Mantes, pour voir ce qui s'y passe. La ville est calme et déserte. Avant d'arriver à notre maison, intacte, nous remarquons quelques murs démolis et des maisons endommagées. Nous ramenons de la maison quelques petits objets oubliés lors de notre départ précipité.
✝️ Décès
, 27 novembre 1976 à Mantes-la-Jolie,78200,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,
⚰️ Sépulture
, 30 novembre 1976 à Montchauvet,78790,Yvelines,Île-de-France,FRANCE,Cimetière